Que signifie PhD ? Pourquoi entreprendre un doctorat et dans quelles situations ce projet peut-il avoir du sens ?
Le doctorat représente un engagement important, qui s’inscrit à la fois dans un projet de recherche et, plus largement, dans un parcours personnel et professionnel. Avant de s’engager dans cette voie, il peut donc être utile de mieux comprendre ce que recouvre réellement le doctorat et de réfléchir aux raisons qui conduisent à entreprendre une thèse.
Cet article propose d’aborder ces différentes questions : la signification du PhD, ce que représente concrètement un doctorat, la préparation d’un projet doctoral et les motivations qui peuvent conduire à faire — ou à ne pas faire — une thèse.
1/ Qu’est-ce qu’un PhD ?
PhD : définition et signification
Le Ph. D ou PhD vient du terme Philosophiæ doctor (ou doctor philosophiæ) signifiant littéralement « docteur en philosophie ».

Malgré son intitulé, le PhD ne désigne pas uniquement un doctorat en philosophie. Le terme philosophy renvoie ici historiquement à une conception large de la connaissance et le PhD est aujourd’hui délivré dans de nombreuses disciplines.
Dans les systèmes universitaires anglo-saxons, le PhD constitue l’un des principaux diplômes de doctorat fondés sur la recherche. Il est généralement obtenu à l’issue de plusieurs années de formation et de recherche, comprenant la réalisation d’un travail original donnant lieu à la rédaction puis à la soutenance d’une thèse.
En France, le doctorat constitue le plus haut grade universitaire. Le PhD et le doctorat français occupent donc des positions comparables dans les systèmes universitaires concernés, même si leurs conditions d’accès, leur organisation et leurs modalités de délivrance peuvent différer selon les pays et les établissements.
On rencontre également fréquemment les expressions PhD student et PhD candidate. Toutes deux désignent des personnes engagées dans un parcours doctoral, mais leur usage peut varier selon les systèmes universitaires : dans certaines universités, le statut de PhD candidate correspond plus précisément à un doctorant ayant franchi certaines étapes de son programme doctoral.
Que représente vraiment un PhD ?
Le doctorat constitue le plus haut grade universitaire. Pour autant, son obtention ne représente pas nécessairement l’aboutissement d’un parcours professionnel : elle marque plutôt l’achèvement d’une formation à la recherche et, pour certaines personnes, le début d’une carrière dans la recherche ou l’enseignement supérieur.

Cette distinction est importante. James Hayton, dans son ouvrage PhD: An Uncommon Guide to Research, Writing & PhD Life, propose ainsi de ne pas considérer le doctorat comme le sommet d’une carrière académique, mais plutôt comme l’une de ses premières étapes.
Après le doctorat, les trajectoires sont en effet multiples. Certains docteurs poursuivent dans la recherche académique, notamment à travers un ou plusieurs contrats postdoctoraux, puis éventuellement une carrière d’enseignant-chercheur ou de chercheur. D’autres s’orientent vers le secteur privé, les institutions publiques, le conseil, l’entrepreneuriat ou différents métiers dans lesquels les compétences développées pendant le doctorat peuvent être mobilisées.
Le doctorat peut ainsi être considéré moins comme une finalité que comme une étape dans un parcours scientifique et professionnel plus large. Sa pertinence dépend donc en grande partie du projet dans lequel il vient s’inscrire.

Le PhD ou doctorat ne doit donc pas être envisagé uniquement comme un titre ou un diplôme venant sanctionner plusieurs années d’études. Il correspond à un parcours de recherche au cours duquel le doctorant développe progressivement des connaissances, des compétences et une posture de chercheur.
Pour comprendre pleinement ce que représente un doctorat, il faut donc aller au-delà de sa définition et du diplôme obtenu à son terme, et s’intéresser à ce que le doctorant fait et apprend réellement pendant ces années de formation à la recherche.
2/ En quoi consiste réellement un doctorat ?
Lorsqu’on évoque le doctorat, on pense généralement d’abord à la thèse, c’est-à-dire au travail de recherche qui donnera lieu à la rédaction d’un manuscrit puis à sa soutenance. Cette représentation est juste, mais elle reste incomplète.
Faire un doctorat consiste également à se former au métier de chercheur, à développer progressivement des compétences scientifiques et méthodologiques, à participer à la vie scientifique et à construire son propre parcours de formation. Une partie importante de ces apprentissages se réalise d’ailleurs au-delà de la rédaction de la thèse elle-même.
Le doctorat ne se résume pas à la rédaction d’une thèse
La réalisation d’un doctorat repose bien entendu sur la conduite d’un travail de recherche original. Le doctorant doit progressivement construire et préciser sa problématique, mobiliser la littérature scientifique, élaborer une méthodologie adaptée, recueillir et analyser des données, interpréter ses résultats et les mettre en discussion.
Ce travail conduit à la rédaction d’une thèse qui rend compte de la recherche réalisée et qui sera finalement présentée et discutée lors de la soutenance. Mais considérer ce manuscrit comme l’unique finalité du doctorat reviendrait à ne regarder que la partie la plus visible du parcours doctoral.
Le doctorat est aussi une formation à la recherche par la recherche. Tout au long de ce parcours, le doctorant apprend progressivement à formuler des questions scientifiques, à effectuer des choix théoriques et méthodologiques, à argumenter ces choix, à exercer son regard critique et à communiquer les connaissances produites.
Autrement dit, la thèse est l’une des productions majeures du doctorat, mais elle n’en constitue pas à elle seule le produit final. Le doctorat vise également à former un chercheur capable de concevoir, conduire, discuter et communiquer une recherche avec une autonomie croissante.
Se former à la recherche et construire son parcours doctoral
La formation doctorale ne se déroule pas uniquement à travers la réalisation de la thèse. Pendant plusieurs années, le doctorant est également amené à construire un parcours de formation et à participer à différentes activités scientifiques qui contribuent au développement de ses compétences de chercheur.
En France, les écoles doctorales proposent notamment des formations doctorales, dont certaines peuvent être obligatoires et d’autres choisies en fonction des besoins, de la discipline et du projet professionnel du doctorant. Dans de nombreux établissements, leur inscription et leur suivi sont notamment organisés à travers la plateforme ADUM (Accès Doctorat Unique et Mutualisé).
Mais la formation du chercheur passe aussi par sa participation progressive à la vie de la communauté scientifique : assister à des séminaires et à des journées d’étude, participer à des colloques ou des congrès, présenter ses travaux sous forme de communications orales ou affichées, échanger avec d’autres chercheurs et, selon les disciplines et les parcours, contribuer à des publications scientifiques.
À ces activités peuvent également s’ajouter d’autres expériences : participation à la vie d’un laboratoire ou d’une équipe de recherche, organisation d’événements scientifiques, enseignement, collaborations avec d’autres chercheurs ou encore activités permettant de préparer son insertion professionnelle après le doctorat.
Le doctorant construit ainsi progressivement un parcours qui lui est propre. Les formations et expériences choisies peuvent répondre aux besoins immédiats de la recherche — apprendre une méthode, maîtriser un logiciel, approfondir une approche théorique — mais également permettre de développer des compétences plus transversales et de préparer la suite de son parcours professionnel.
Faire un doctorat consiste donc aussi à entrer progressivement dans une communauté scientifique, en comprendre les pratiques et apprendre à y prendre sa place.
Un doctorat à temps plein ou à temps partiel
Tous les doctorats ne sont pas réalisés dans les mêmes conditions. En France, la préparation du doctorat s’effectue en règle générale en trois ans en équivalent temps plein consacré à la recherche. Lorsque le doctorat n’est pas réalisé à temps plein, sa durée de préparation peut aller jusqu’à six ans, hors situations particulières et prolongations dérogatoires prévues par la réglementation.
Cette possibilité concerne notamment des doctorants qui poursuivent parallèlement une activité professionnelle. Selon la discipline, le projet de recherche, les exigences de l’établissement et les modalités définies avec la direction de thèse, une partie importante du travail doctoral peut alors être réalisée avec une présence relativement limitée sur le campus : travail bibliographique, analyses, rédaction, réunions à distance avec l’encadrement ou certaines formations.
Cela ne signifie pas pour autant que le doctorat soit nécessairement une formation entièrement à distance. Le doctorant reste inscrit dans une école doctorale, rattaché à un environnement de recherche et tenu de respecter les obligations définies par son établissement et son parcours doctoral. La participation à certaines formations, réunions, séminaires, activités scientifiques ou étapes du suivi peut notamment nécessiter une présence physique.
Le doctorat peut donc être compatible avec des modalités d’organisation relativement souples, mais celles-ci doivent être examinées au cas par cas avant l’inscription.
Devenir progressivement un chercheur autonome
L’un des objectifs fondamentaux du doctorat est de permettre au doctorant de développer progressivement son autonomie en tant que chercheur. Au début du parcours, de nombreuses décisions sont naturellement discutées avec la direction de thèse et l’équipe de recherche. Au fil du doctorat, le doctorant est cependant amené à prendre une part croissante dans la conception, la conduite et l’orientation de ses travaux.
Cette autonomie concerne notamment la capacité à formuler et faire évoluer une question de recherche, effectuer des choix théoriques et méthodologiques, sélectionner les méthodes appropriées, analyser et interpréter des données, exercer un regard critique sur la littérature scientifique et argumenter les décisions prises.
Devenir autonome ne signifie pas pour autant faire sa recherche seul. La recherche est une activité largement collective : les échanges avec la direction de thèse, les autres chercheurs, les pairs rencontrés lors de séminaires ou de congrès et les collaborations scientifiques participent précisément à la formation du doctorant. L’autonomie consiste plutôt à devenir progressivement capable de prendre des décisions scientifiques éclairées et de pouvoir les expliquer, les argumenter et les défendre.
Cette évolution suppose également d’accepter qu’en recherche, toutes les questions ne disposent pas immédiatement d’une réponse certaine. Une méthode peut devoir être adaptée, une hypothèse abandonnée, une analyse reprise ou un chapitre réécrit plusieurs fois. Le doctorant apprend ainsi progressivement à travailler avec l’incertitude, plutôt qu’à attendre de disposer en permanence d’une réponse unique et définitive.
C’est en ce sens que la thèse ne constitue pas, à elle seule, le véritable aboutissement du parcours doctoral. Le manuscrit témoigne du travail accompli, mais le doctorat a également transformé celui ou celle qui l’a produit en chercheur capable de conduire une démarche scientifique avec une autonomie croissante.
Le « curriculum caché » du doctorat
À côté de ce parcours relativement visible existe également une autre dimension du doctorat, beaucoup moins formalisée : celle de tous les apprentissages implicites que le doctorant réalise progressivement au cours de son parcours.
Cette idée est parfois désignée par l’expression hidden curriculum, ou « curriculum caché ». Elle renvoie à tout ce qui ne figure pas nécessairement dans les programmes de formation doctorale, mais que le doctorant doit néanmoins apprendre pour devenir progressivement chercheur.
Il s’agit par exemple d’apprendre à travailler avec l’incertitude, à faire confiance progressivement à son propre jugement scientifique, à accepter qu’une analyse ou une piste de recherche puisse ne pas aboutir, ou encore à comprendre que réécrire plusieurs fois un chapitre ne signifie pas que le travail précédent était inutile. La recherche se construit précisément à travers ces ajustements, ces questionnements et ces révisions successives.
Le doctorant apprend également qu’il n’existe pas toujours une unique « bonne » décision scientifique. Il doit progressivement devenir capable de faire des choix raisonnés, transparents et défendables, en fonction de sa question de recherche, de son cadre théorique, de ses données et des méthodes mobilisées.
Cette dimension permet aussi de mieux comprendre certaines particularités de la relation avec la direction de thèse. À mesure que le doctorant développe son autonomie, l’encadrement ne consiste pas nécessairement à lui fournir une réponse à chaque question. Une réponse comme « cela dépend », une nouvelle question ou une invitation à argumenter son propre choix peuvent précisément participer à cet apprentissage du raisonnement scientifique.
On pourrait ainsi considérer que deux apprentissages se déroulent parallèlement pendant le doctorat : un parcours formel et relativement visible — conduire la recherche, suivre des formations, produire des communications ou des publications, rédiger puis soutenir la thèse — et un parcours plus implicite au cours duquel le doctorant apprend progressivement à penser, décider et travailler comme un chercheur.
Le doctorat comme processus de transformation
Au-delà des connaissances et des compétences acquises, le doctorat peut également être envisagé comme un processus de transformation progressive du doctorant. Au fil des années, celui-ci ne développe pas seulement sa capacité à conduire une recherche : il construit également une nouvelle manière de se positionner vis-à-vis de son domaine, de la communauté scientifique et de sa propre activité professionnelle.
Cette dimension a notamment été étudiée par Laetitia Gérard dans son ouvrage Le doctorat : un rite de passage. Analyse du parcours doctoral et post-doctoral. Elle analyse le parcours doctoral comme un processus de transformation identitaire et professionnelle, marqué par différentes étapes, apprentissages et épreuves qui participent progressivement à la construction d’une identité de chercheur.
La soutenance et l’obtention du doctorat viennent finalement reconnaître l’aboutissement de ce parcours. Mais le changement ne se produit évidemment pas au seul moment où le diplôme est délivré : il s’est construit progressivement pendant les années de doctorat, à travers le travail de recherche, les interactions avec l’encadrement et les pairs, les expériences scientifiques et les apprentissages formels comme informels.
Pour approfondir cette réflexion, vous pouvez également visionner cette présentation vidéo de l’ouvrage, qui en propose une synthèse en une quinzaine de minutes.

Comprendre ce que représente réellement un doctorat permet ainsi de mieux mesurer l’engagement et les transformations qu’il peut impliquer. Mais entre l’idée d’entreprendre une thèse et l’inscription effective en doctorat se trouve une autre étape importante : construire progressivement son projet doctoral et identifier l’environnement scientifique dans lequel il pourra être réalisé.
3/ Comment préparer son projet de doctorat ?
Une fois l’idée d’entreprendre un doctorat suffisamment mûrie, il faut réfléchir à la manière dont le projet pourra concrètement être construit et encadré. Dans de nombreuses situations, notamment lorsqu’un candidat développe lui-même son projet doctoral, l’une des premières étapes consiste à identifier un enseignant-chercheur ou un chercheur susceptible de diriger la thèse.
Il est alors important de rechercher un encadrant dont les thématiques de recherche sont suffisamment proches du projet envisagé, mais également de s’intéresser aux axes scientifiques du laboratoire ou de l’unité de recherche dans lequel la thèse pourrait être réalisée. Prendre connaissance des publications récentes de l’encadrant potentiel et des travaux de son équipe permet notamment de vérifier cette cohérence avant de le contacter.
Le premier contact gagne à être accompagné d’une présentation suffisamment construite du projet doctoral : contexte scientifique, question ou problématique envisagée, premiers éléments issus de la littérature, objectifs et orientations méthodologiques. Le projet évoluera naturellement ensuite dans les échanges avec l’encadrant potentiel ; il ne s’agit donc pas d’arriver avec une recherche entièrement figée.
Il faut enfin tenir compte des conditions d’admission propres à l’école doctorale et à l’établissement concernés, notamment en matière de financement, d’encadrement et de conditions de réalisation du doctorat. Celles-ci doivent donc être vérifiées suffisamment tôt dans la préparation du projet.
Si votre projet est déjà suffisamment défini et que vous devez maintenant le formaliser, vous pouvez consulter mon article Comment rédiger un projet de recherche ?, qui présente les principales rubriques d’un projet et plusieurs exemples de structures.
Si votre réflexion se situe encore en amont de cette étape, le programme Réfléchir et Clarifier Mon Projet Doctoral permet de travailler sur les différentes dimensions de votre projet : vos motivations et les raisons qui vous conduisent à envisager un doctorat, la place de celui-ci dans votre parcours, mais aussi la définition progressive de votre projet et l’examen de sa faisabilité. Il donne également accès à la formation « Rédiger un projet de recherche solide, original et convaincant en 7 étapes », afin de vous accompagner ensuite dans la construction de votre projet de recherche.
La question du « pourquoi » occupe donc une place importante dans cette réflexion : pourquoi souhaite-t-on entreprendre une thèse et qu’attend-on réellement de cette expérience ? C’est cette question que nous allons maintenant approfondir.
4/ Pourquoi faire une thèse ?
Interroger ses motivations avant de s’engager dans un doctorat
S’engager dans un doctorat représente plusieurs années de travail et un investissement important sur les plans intellectuel, professionnel et personnel. Avant de commencer une thèse, il est donc utile de s’interroger sur les motivations qui conduisent à envisager ce parcours.
Ces motivations peuvent être multiples : approfondir un domaine qui nous passionne, se former à la recherche, produire de nouvelles connaissances, poursuivre une carrière académique, développer une expertise particulière ou encore faire évoluer son projet professionnel.
D’autres motivations peuvent également intervenir, comme la recherche de reconnaissance associée au titre de docteur, le souhait de poursuivre naturellement ses études après un Master ou les attentes de son entourage. Elles ne constituent pas nécessairement, à elles seules, des raisons suffisantes pour entreprendre un doctorat, mais elles méritent d’être identifiées et interrogées.
La question essentielle est donc moins de déterminer s’il existe de « bonnes » ou de « mauvaises » motivations que de se demander : pourquoi est-ce que je souhaite faire un doctorat, et quelle place celui-ci occupe-t-il dans mon projet ?
Cette réflexion permet ensuite d’examiner plus concrètement les raisons qui peuvent conduire à faire une thèse, mais aussi celles qui peuvent inviter à reconsidérer ou différer ce projet.
Quelles raisons peuvent conduire à faire une thèse ?
Les motivations qui conduisent à entreprendre un doctorat sont diverses et peuvent naturellement se combiner. Certaines constituent néanmoins des bases particulièrement solides pour s’engager dans un travail doctoral exigeant et de longue durée.

1/ Faire une thèse par passion pour un sujet

L’intérêt profond pour un sujet ou un domaine de recherche constitue souvent une motivation importante pour entreprendre une thèse. Le doctorat offre en effet la possibilité d’explorer une question en profondeur, d’en développer une connaissance spécialisée et de contribuer, à son échelle, à la production de nouvelles connaissances.
Cette motivation peut constituer un moteur précieux dans un parcours qui s’étend sur plusieurs années et comporte inévitablement des périodes de difficulté, de doute ou de moindre motivation.
La passion pour un sujet ne suffit toutefois pas, à elle seule, à justifier un projet doctoral : elle gagne à s’accompagner d’un questionnement de recherche pertinent, de conditions de réalisation satisfaisantes et d’une réflexion sur la finalité du doctorat.
2/ Faire une thèse par goût d’apprendre

Le doctorat est souvent défini comme une formation à la recherche par la recherche. Il ne conduit donc pas seulement à approfondir des connaissances dans un domaine particulier : il permet également de développer progressivement de nombreuses compétences liées à la conduite d’une recherche.
Au cours de son parcours, le doctorant apprend notamment à chercher et analyser la littérature scientifique, construire une problématique, élaborer une méthodologie, recueillir et analyser des données, rédiger des productions scientifiques ou encore communiquer les résultats de ses travaux.
À ces compétences scientifiques et méthodologiques s’ajoutent des compétences transversales développées au fil du doctorat : autonomie, organisation, gestion d’un projet de longue durée, capacité d’analyse et de synthèse, communication ou encore adaptation face aux difficultés rencontrées.
Les formations proposées dans le cadre du parcours doctoral permettent également de compléter ces apprentissages et de développer des compétences en fonction de son projet scientifique et professionnel. Pour une personne qui éprouve un véritable plaisir à apprendre, approfondir et développer de nouvelles compétences, cette dimension du doctorat peut donc constituer une motivation importante.
3/ Faire une thèse par goût pour la recherche

Le goût pour la recherche peut naturellement être associé au plaisir d’apprendre, mais il correspond également à une motivation spécifique : l’envie de produire des connaissances nouvelles et de contribuer, à son échelle, à l’avancement des connaissances scientifiques.
Entreprendre une thèse permet de s’engager pendant plusieurs années dans cette démarche : formuler des questions de recherche, confronter ses hypothèses ou ses propositions aux données, mobiliser des méthodes adaptées et communiquer progressivement les résultats de ses travaux.
Cette motivation ne suppose pas nécessairement de vouloir devenir enseignant-chercheur. La recherche peut s’inscrire dans des trajectoires professionnelles très diverses, notamment dans les secteurs public ou privé, au sein d’établissements de santé, d’organismes de recherche, d’entreprises ou d’associations, et parfois en complément d’une autre activité professionnelle.
C’est notamment le cas de certains professionnels qui articulent leur activité principale avec une activité de recherche, sans pour autant poursuivre une carrière académique classique.
4/ Faire une thèse dans le cadre d’un projet professionnel

Le doctorat peut prendre tout son sens lorsqu’il s’inscrit dans un projet professionnel identifié en amont. Dans certaines trajectoires, le diplôme de doctorat est nécessaire ou particulièrement pertinent pour accéder à certaines fonctions, développer une expertise scientifique ou exercer des activités dans lesquelles les compétences de recherche occupent une place importante.
Cela ne signifie pas qu’un projet professionnel doive être entièrement défini avant de commencer une thèse. Les aspirations peuvent évoluer au cours du doctorat, à mesure que l’on découvre de nouvelles activités, que l’on développe de nouvelles compétences et que l’on précise ses intérêts.
Il est néanmoins utile de réfléchir suffisamment tôt à ce que l’on souhaite faire après le doctorat. Cette réflexion permet notamment d’orienter certaines formations, de développer les compétences pertinentes, de construire progressivement son réseau professionnel et de mieux valoriser l’expérience acquise pendant la thèse.
Le doctorat gagne ainsi à être envisagé non seulement comme un projet de recherche, mais également comme une étape d’un parcours professionnel plus large.
5/ Faire une thèse pour devenir enseignant-chercheur

Pour celles et ceux qui souhaitent s’orienter vers une carrière d’enseignant-chercheur à l’université, le doctorat constitue une étape centrale du parcours.
En France, l’accès aux fonctions de maître de conférences passe généralement, après le doctorat, par une qualification aux fonctions de maître de conférences, délivrée par une section du Conseil national des universités (CNU), puis par des candidatures aux postes ouverts au recrutement dans les établissements d’enseignement supérieur.
La préparation d’une carrière académique ne commence cependant pas après la soutenance. Pendant le doctorat, il peut être important de développer progressivement une activité scientifique, à travers notamment la participation à des travaux de recherche, des communications dans des manifestations scientifiques et des publications, ainsi qu’une expérience d’enseignement lorsque cela est possible.
Dans cette perspective, certains doctorants choisissent de réaliser une thèse par articles ou thèse par publications, dans laquelle plusieurs travaux publiés ou destinés à la publication participent directement à la construction de la thèse. Ce format peut notamment permettre d’intégrer plus étroitement le travail doctoral à une dynamique de publication scientifique.
6/ Faire une thèse pour développer une expertise dans un domaine
Le doctorat peut également permettre de développer une expertise approfondie dans un domaine particulier. Plusieurs années consacrées à l’étude d’une problématique, à l’analyse de la littérature scientifique et à la réalisation de travaux de recherche conduisent progressivement à acquérir une connaissance spécialisée du sujet.
Cette expertise peut ensuite être mobilisée dans des environnements professionnels variés, bien au-delà de l’université : recherche et développement, santé, institutions publiques, entreprises, associations, conseil ou encore formation.
7/ Faire une thèse pour faire évoluer sa carrière
Pour certains professionnels, entreprendre un doctorat intervient après plusieurs années d’activité et s’inscrit dans une volonté d’évolution, de spécialisation ou de réorientation professionnelle.
Le projet doctoral peut alors permettre de développer de nouvelles compétences, de prendre du recul sur un champ professionnel, de se rapprocher de la recherche ou d’ouvrir progressivement de nouvelles perspectives professionnelles.
8/ Faire une thèse pour contribuer à répondre à une problématique de terrain
Un projet doctoral peut également naître d’une question rencontrée sur le terrain professionnel ou dans la société. Une difficulté observée dans la pratique, un phénomène encore mal compris ou un besoin insuffisamment documenté peuvent devenir le point de départ d’une véritable question de recherche.
Le doctorat offre alors un cadre permettant d’étudier cette problématique de manière scientifique et de produire des connaissances susceptibles d’éclairer les pratiques, les organisations ou les décisions.
Quelles raisons méritent d’être questionnées avant de commencer une thèse ?

1/ Faire une thèse principalement pour le titre ou la reconnaissance

Le titre de docteur peut être associé à une forme de reconnaissance personnelle, sociale ou professionnelle. Il est donc compréhensible que cette dimension puisse participer, parmi d’autres, à la motivation d’entreprendre un doctorat.
Elle mérite toutefois d’être interrogée lorsqu’elle constitue la motivation principale du projet doctoral. La reconnaissance associée au titre ne suffit généralement pas à donner du sens aux plusieurs années de recherche, de travail et d’incertitude qu’implique la réalisation d’une thèse.
Avant de s’engager, il peut donc être utile de se demander ce que l’on attend réellement du titre de docteur et surtout ce que l’on souhaite faire du doctorat, des compétences acquises et des connaissances produites.
2/ Faire une thèse parce que l’on est un(e) très bon(ne) étudiant(e)

Avoir obtenu d’excellents résultats au cours de ses études peut donner l’impression que le doctorat constitue la suite logique du parcours universitaire. Des enseignants peuvent également encourager un étudiant particulièrement à l’aise dans son cursus à poursuivre en thèse.
Pourtant, réussir brillamment ses études et souhaiter devenir chercheur ne sont pas exactement la même chose. Le doctorat implique une activité différente de celle qui consiste principalement à suivre des enseignements et à réussir des examens : il demande progressivement de construire et conduire un projet de recherche original, avec une autonomie croissante et une part importante d’incertitude.
Les attentes de l’entourage, de la famille ou des enseignants peuvent également peser dans la décision. Ces encouragements peuvent être précieux, mais ils gagnent à ne pas se substituer à une motivation personnelle suffisamment solide pour s’engager dans plusieurs années de recherche.
Être un excellent étudiant constitue donc un atout pour entreprendre un doctorat, mais pas nécessairement une raison suffisante pour en commencer un.
3/ Faire une thèse principalement pour repousser l’entrée sur le marché du travail

À la fin d’un Master, l’entrée dans la vie professionnelle peut susciter des incertitudes, notamment lorsque le projet professionnel reste encore peu défini. Dans ce contexte, poursuivre en doctorat peut parfois apparaître comme une manière de prolonger un environnement universitaire connu et de différer certaines décisions professionnelles.
Cette motivation mérite toutefois d’être interrogée. Un doctorat ne constitue pas simplement la poursuite des études universitaires : il implique de s’engager pendant plusieurs années dans un véritable projet de recherche, avec les exigences et les incertitudes qui lui sont propres.
Par ailleurs, l’obtention d’un doctorat ne garantit pas à elle seule une insertion professionnelle plus facile. La valeur accordée au diplôme et aux compétences doctorales varie considérablement selon les secteurs, les métiers et les projets professionnels envisagés.
Avant de commencer une thèse dans cette perspective, il est donc particulièrement utile de se renseigner sur les débouchés de son domaine, d’échanger avec des docteurs et des professionnels du secteur visé et de réfléchir à la manière dont le doctorat pourra s’inscrire dans son parcours professionnel.
4/ Faire une thèse principalement pour gagner davantage d’argent

Entreprendre un doctorat dans l’espoir qu’il conduira automatiquement à une rémunération plus élevée mérite également d’être questionné. Le doctorat constitue avant tout une formation à la recherche et son intérêt professionnel dépend fortement du domaine, du secteur d’activité et du type de carrière envisagé.
Dans certaines trajectoires professionnelles, les compétences et l’expertise développées pendant le doctorat peuvent être particulièrement valorisées. Dans d’autres, le titre de docteur ne se traduit pas nécessairement par un avantage salarial direct.
Il est donc préférable de ne pas considérer le doctorat comme un investissement dont la rentabilité financière serait garantie. Si les perspectives de rémunération constituent un élément important du projet professionnel, il est utile de se renseigner précisément sur les métiers, les niveaux de rémunération et les débouchés correspondant à son domaine avant de s’engager.
Les compétences développées pendant une thèse peuvent par ailleurs être mobilisées dans des environnements professionnels très différents, y compris dans l’entreprise, le conseil ou l’entrepreneuriat, mais ces trajectoires répondent à des logiques qui dépassent la seule obtention du diplôme.
5/ Faire une thèse sans avoir suffisamment réfléchi aux conditions matérielles
Un projet doctoral demande du temps et des ressources pendant plusieurs années. Avant de s’engager, il est donc important de réfléchir aux conditions concrètes dans lesquelles la thèse pourra être réalisée : financement, activité professionnelle éventuelle, temps disponible, organisation personnelle ou encore conditions d’encadrement.
Ces éléments ne déterminent pas à eux seuls la réussite d’un doctorat, mais ils peuvent fortement influencer les conditions dans lesquelles celui-ci sera mené. Un projet scientifique intéressant gagne donc à être accompagné d’une réflexion réaliste sur sa faisabilité dans la durée.
6/ Faire une thèse sans anticiper son articulation avec sa vie personnelle et professionnelle
Un doctorat s’étend sur plusieurs années et s’inscrit nécessairement dans une vie qui, elle aussi, évolue. Vie familiale, activité professionnelle, mobilité géographique ou autres engagements peuvent devoir être conciliés avec le travail doctoral.
Ces contraintes ne constituent évidemment pas des raisons de renoncer à une thèse. De nombreux doctorants réalisent leur doctorat parallèlement à une activité professionnelle ou à des responsabilités familiales. Il est cependant utile d’anticiper autant que possible cette articulation et d’évaluer le temps que l’on pourra réellement consacrer au projet.
7/ Renoncer à une thèse uniquement par peur de ne pas être à la hauteur
À l’inverse, certaines personnes peuvent hésiter à entreprendre un doctorat alors même qu’elles en ont le projet, par peur de ne pas réussir, de ne pas avoir le niveau nécessaire ou de ne pas parvenir au terme d’un travail aussi ambitieux.
Ces doutes méritent d’être distingués des difficultés objectives qui pourraient rendre le projet peu réaliste. Le doctorat est précisément un parcours de formation : il ne suppose pas de maîtriser, dès le départ, l’ensemble des compétences nécessaires à la réalisation d’une recherche.
J’ai consacré un article aux craintes et aux doutes qui peuvent accompagner un travail de recherche, qui permet d’approfondir cette question.
Pour conclure sur le PhD, la thèse et le doctorat
Le PhD ou doctorat représente le plus haut grade universitaire, mais entreprendre une thèse ne constitue pas pour autant une étape qui s’impose naturellement après un Master. Il s’agit d’un engagement de plusieurs années qui mérite d’être envisagé à la lumière de ses motivations, de son projet professionnel et des conditions concrètes dans lesquelles le doctorat pourra être réalisé.
Les raisons de faire une thèse peuvent être nombreuses : passion pour un sujet, goût pour la recherche et l’apprentissage, volonté de développer une expertise, projet de carrière académique ou professionnelle, désir de contribuer à la production de nouvelles connaissances. Aucune de ces motivations ne garantit à elle seule que le doctorat constituera le bon choix, mais leur clarification permet de donner davantage de sens au projet.
À l’inverse, certaines attentes méritent d’être examinées avec attention : rechercher principalement le prestige associé au titre, considérer le doctorat comme la simple continuation logique de ses études ou en attendre automatiquement de meilleures perspectives professionnelles ou financières.
Il n’existe donc pas de réponse universelle à la question « Pourquoi faire un doctorat ? ». L’enjeu est plutôt de déterminer ce que l’on souhaite réellement retirer de cette expérience, ce que l’on est prêt à y investir et quelle place le doctorat occupera dans son parcours scientifique, professionnel et personnel.
Prendre le temps de répondre à ces questions avant de commencer une thèse ne permet pas de tout anticiper. Un projet doctoral évolue nécessairement au fil des années. Mais cette réflexion permet de s’y engager avec des motivations plus clairement identifiées et une représentation plus réaliste de ce que signifie faire un doctorat.
📚 Quelques références sur le doctorat
Baty-Sorel, F., Deloffre-Vye, F., & Pretceille, M. (2009). Projet professionnel et doctorat, un duo gagnant. Eyrolles.
Eco, U. (2026). Comment écrire sa thèse ? Flammarion.
Gérard, L., Simonian, S., & Le Breton, D. (2014). Le doctorat : Un rite de passage analyse du parcours doctoral et post-doctoral. Téraèdre.
Hayton, J. (2015). PhD: An uncommon guide to research, writing & PhD life. James Hayton.
Phillips, E. M., & Johnson, C. (2022). How to get a PhD: A handbook for students and their supervisors
(7th ed., rev. and updated). Open University Press.
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N’hésitez pas à partager et à liker cet article si vous l’avez trouvé intéressant et/ou si vous pensez qu’il peut être utile à d’autres personnes.
Je vous dis à très bientôt,
Christophe COUSI
13 Comments
Je vous remercie pour le bonus qui m’a bien plu. je le partagerai avec certains amis. Je compte vous rejoindre bientôt sur les réseaux sociaux indiqués. Toutefois le parcours est encore très long pour vous rejoindre. En effet l’idée de me relancer dans une thèse est récente. J’ai au moins une formation importante et préliminaire à effectuer avant. Je ne suis qu’au stade de mobilisation des ressources financières à cet effet. En attendant je lis les conseils pour bien réussir cette thèse car elle répond pour moi à un projet professionnel.
Merci pour ce retour. J’espère que vous pourrez réaliser ce projet de thèse qui vous tient à cœur et je vous souhaite le meilleur à venir. Tenez-nous au courant !
Merci bien pour cet article plein d’enseignements.
Je souhaite cependant apporter un autre argument par rapport aux mauvaises raisons de faire une thèse :
Faire une thèse par imitation.
Mes camarades de l’école primaire ou du lycée l’ont faite, alors pourquoi pas moi ?
En même temps j’apporte une nuance.
Le fait de faire une thèse par motivation extrinsèque provenant des parents ou enseignants n’est pas mauvais en soi.
Celà peut plutôt créer encore plus de volonté si ça se joint à vos propres ambitions.
Quel bonheur de se sentir aussi estimé par ses parents et enseignants !
Ce serait mauvais si ça ne coïncide pas avec vos propres projets.
Merci bien 🙏
Merci pour votre commentaire Charles. Bonne continuation.
Vif merci, pour votre article aux conseils avisés. Probablement reviendrais-je vers vous. Docteur en Droit, je tente d’expliquer la situation d’un post-doct, par mon témoignage. Un retour d’expérience et libres propos d’un juriste sur les banalités du mal corporatiste. Autrement dit, pour des raisons diverses et variées comment le »systeme » entrave , s’inspirant de Lacan, le projet professionnel d’un impétrant… si toutefois le sujet vs intéresse, je reste à votre disposition. À vous lire. Cordialement.
Bonsoir, merci pour votre commentaire. Votre sujet est très intéressant. Je me suis détourné il y a quelques années de la perspective lacanienne à laquelle j’ai été formé pendant 3 ans. Il est clair que vous devez bien vous caler sur une perspective théorique donc pourquoi pas la psychanalyse lacanienne. Vous auriez pu aussi emprunter une perspective plus psychosociale, mais il faut bien faire un choix, se positionner. Je suis certain que vous mènerez à bien votre projet. Très bonne continuation à vous. Au plaisir.
Bravo! C’est un article qui renseigne sur la responsabilité de celui qui veut faire doctorat. C’est le libre arbitre. S’engager ou ne pas s’engager, on a le choix. Toutefois, il est préférable de s’engager dans la mesure où la méthodologie qui est censée être une règle de vie est toujours présente dans les activités journalières de l’engageant. Comme ça semble passionnant de refléchir de si haut.
Merci Monsieur, c’est très intéressant!
Merci
En lisant un livre sur les Valois écrit par Mr Jacques bonnet, j’ai commencé par son préambule où il explique ce que représente ce livre et comment il en est venu à l’écrire. Ce faisant, le terme de PhD apparaît. Ce n’est pas la première fois que je rencontre ce terme, mais c’est la première fois que je m’intéresse à ce qu’il recouvre. Votre article assez synthétique m’a intéressé car il pose la question pourquoi. Cette question a été assez absente de ma démarche personnelle et pourtant comme vous le soulignez elle est essentielle pour choisir un chemin. Vous parlez également d’enthousiasme comme un des facteurs justifiant ce choix. Et l’enthousiasme, comment le sent on ? Est ce une idée où est il inscrit dans votre corps dans vos émotions, est -ce quelque chose qui vous appartient ?
La capacité à sentir,au sens de sensation physique me paraît un préalable essentiel au choix. Ce préalable peut concerner le choix d’une orientation d’études, de carrière, ou tout autre choix aussi petit et insignifiant qu’il vous paraisse. Personnellement, j’apprends après ma vie professionnelle a me connecter à mon senti. Votre propre corps et votre capacité à vous y relier pourra vous aider à trouver vos réponses et à tracer ainsi votre chemin. Merci pour cet article qui m’aide à formaliser ma pensée. Cordialement.
Bonjour Antoine, merci pour votre commentaire et le lien que vous faites avec le ressenti que l’on peut ou que l’on doit avoir lorsqu’on s’engage dans un doctorat, votre approche est intéressante. Je n’avais jamais envisagé le PhD sous cet angle mais j’adhère au fait que le choix de s’y engager et d’y persister peut être de l’ordre du « ressenti » sachant que les choix ne sont pas forcément rationnel et que l’on dit souvent/ou que l’on s’entend dire « Fais comme tu le sens ». Bonne continuation à vous et encore merci pour votre commentaire enrichissant.
Très bel article, clair et concis. Je débute dans l’univers de la recherche et j’avoue que je mélange un peu les pinceaux… Grâce à votre texte, je pense pouvoir prendre le recul nécessaire avant de m’embarquer totalement dans la carrière académique. Merci !
Merci Bénédicte pour ce commentaire. Je suis certain que vous ferez le meilleur choix possible d’une carrière, qu’elle soit académique ou pas.