Conseils pour vaincre ses peurs dans la réalisation d’un mémoire de recherche (ou d’une thèse)

peur du mémoire de recherche

 

Rédiger un mémoire de recherche est une obligation à laquelle doivent se plier un nombre chaque année croissant d’étudiants. Cet exercice académique imposé principalement en Master 1 et Master 2, est dorénavant exigé dès la Licence 3, au sein de certaines universités. Or, s’engager dans la production d’un mémoire suscite habituellement beaucoup de doutes, de craintes, de stress. Au point que certains étudiants se demandent s’ils seront capables de boucler leurs recherches dans les temps et de rédiger un document susceptible de leur assurer une bonne note.

 

Quelles sont les craintes généralement rencontrées au cours de l’élaboration d’un mémoire de recherche ou d’une thèse ?

Et pourquoi cet exercice génère-t-il tant d’inquiétude ?

 

 

femme doute homme doute

Le sujet du mémoire de recherche ou de la thèse

Démarrer un mémoire de recherche ou une thèse nécessite de trouver un sujet de recherche. Or, cela n’est pas si évident qu’il n’y paraît aux premiers abords.

Très souvent, les étudiants ont une idée assez vague de la thématique qu’ils souhaiteraient aborder. De là, ils ne parviennent pas à dégager un sujet spécifique ainsi qu’une problématique particulière, en rapport à cette même thématique.

Pourtant, c’est là le point de départ qui va conditionner la réussite du mémoire ou de la thèse. Je vois beaucoup trop d’étudiant(e)s qui, à Noël, n’ont pas encore déterminé leur sujet de recherche et leur problématique. Ceci entraîne forcément du stress et n’est guère propice à la rédaction d’un bon mémoire de recherche.

Toutefois, rassurez-vous : tout le monde est capable de trouver un sujet de mémoire et une problématique afférente. Mais il est vivement conseillé de s’y atteler en tout début d’année universitaire pour bien démarrer ses recherches et ne pas prendre trop de retard par la suite.

 

Les capacités rédactionnelles

Rédiger un mémoire de recherche ou une thèse nécessite des capacités rédactionnelles permettant de produire un document de plusieurs dizaines de pages qui sera clair, logique et parfaitement présenté.

Il fut un temps où la consigne donnée était de produire plusieurs centaines de pages pour une thèse et au moins 80 pages (hors annexes) pour un mémoire de recherche. Toutefois, même si la tendance actuelle est à la réduction du nombre de pages, de nombreux étudiants se demandent s’ils auront les capacités nécessaires pour rédiger un tel document.

Il est vrai que cet exercice nécessite des capacités d’analyse et de synthèse, mais aussi d’avoir un minimum de style et de faire le moins de fautes d’orthographe possible. Sans compter l’angoisse de la page blanche qui reste toujours présente !

Néanmoins, rédiger correctement son document est à la portée de tous. Pour ce faire, il importe de prendre le temps d’écrire ses chapitres, sections et sous-sections au fur et à mesure et de procéder régulièrement à une relecture et à une correction de l’ensemble du texte, pour en confirmer la logique générale, mais aussi la régularité du style.

Si vous avez des difficultés, n’hésitez pas à vous faire aider et à faire relire vos productions par des professionnels de la relecture/correction. En effet, un lecteur-correcteur pourra corriger votre travail, mais aussi vous indiquer les passages à « repenser ».

Pour cela, une seule règle à suivre : ne pas s’y prendre au dernier moment et adresser ses documents au fur et à mesure de leur rédaction pour un meilleur suivi.

 

bases de données articles scientifiques

La littérature scientifique en langue anglaise

La nécessité de trouver, de comprendre et d’analyser des articles scientifiques en langue anglaise complexifie l’exercice.

Mettre en place une « revue de la littérature » implique d’aller rechercher des articles scientifiques dans les bases de données bibliographiques françaises, mais aussi internationales telles que PubMed, PsycInfo, ScienceDirect, etc.

Mais comment exploiter ces articles pour en tirer la substantifique moelle ? Se confronter à littérature scientifique, qui plus est anglophone, relève du défi quand on ne maîtrise pas bien, voire pas du tout la langue de Shakespeare.

Mais rassurez-vous : il est toujours possible d’utiliser différents outils d’aide à la traduction en ligne, qui pourront faciliter la compréhension et la gestion des documents. Nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détail dans de prochains articles…

 

Les statistiques et les méthodes qualitatives

Lorsque l’étudiant se projette plus en avant, celui-ci pense aux statistiques qu’il devra calculer pour disposer des résultats de sa recherche. De très nombreux étudiants redoutent cette confrontation inévitable aux statistiques, et ce pour plusieurs raisons.

La plus commune est liée aux mauvais souvenirs laissés par les mathématiques à l’école : en effet, dans notre esprit, nous avons tendance à associer « mathématiques » et « statistiques ». De là, l’étudiant se dira : « J’étais nul(le) en maths, donc je serai nul(le) en statistiques. »

Pourtant, mathématiques et statistiques relèvent de logiques différentes. Il suffit de saisir la logique particulière de ce qui est demandé, pour comprendre pourquoi l’on devra utiliser tel type de test statistique et non tel autre. Par la suite, le calcul sera effectué par le logiciel de traitement statistique, ce qui facilite grandement les choses.

Généralement, en Master 1, il est demandé aux étudiants d’utiliser des méthodes quantitatives, donc les statistiques. Mais en Master 2, il est également permis d’utiliser des méthodes qualitatives. Le choix de la méthode statistique utilisée dépend et relève de la méthodologie de recherche. Cette dernière est censée être enseignée tout au long du cursus, depuis la 1ère année de licence. Toutefois, dans les faits, les méthodes qualitatives sont peu voire pas du tout enseignées.

Citons l’exemple des étudiants en médecine qui doivent rédiger leur thèse d’exercice, alors qu’ils n’ont eu que quelques cours de méthodologie en début de cursus.

C’est pour pallier à ce manque et répondre aux attentes, aux questions mais aussi aux angoisses des étudiants, que je présenterai dans ce blog, de nombreuses ressources pour apprendre à utiliser les méthodes quantitatives, les méthodes qualitatives et aussi les méthodes mixtes.

 

soutenance du mémoire

La soutenance d’un mémoire de recherche (ou d’une thèse)

Lorsque la phase de rédaction touche à sa fin, l’étudiant doit faire face à un autre sujet d’angoisse : la soutenance.

La présentation orale devant un jury a toujours effrayé les étudiants. Car il s’agit d’exposer ses idées, mais aussi de s’exposer soi-même, et d’être soumis à la critique directe de son travail. Une épreuve pouvant s’avérant très intimidante.

Dans les cas extrêmes, certains étudiants peuvent souffrir de glossophobie ou la peur de parler en public ; c’est l’une des peurs les plus paralysantes qui soient. Chez l’étudiant, cela se caractérise plus précisément par la crainte de perdre le fil de son discours ou celle des questions que posera le jury, lesquelles pourraient mettre l’étudiant en position de faiblesse, voire d’échec.

J’ai le souvenir d’une de mes camarades de Master 1 qui était tétanisée à l’idée de soutenir son mémoire de recherche en psychologie. Son directeur de TER était – et est toujours – un spécialiste des méthodes et notamment des méthodes quantitatives. Sachant cela, cette collègue redoutait que ne lui soit posée une question relative aux résultats de ses calculs statistiques.

Avec d’autres, je savais que cet enseignant ne revenait jamais sur les résultats statistiques de ses étudiants. J’ai donc communiqué cette information pour tenter de rassurer cette étudiante ; mais en vain. Au final, sa soutenance a eu lieu et aucune question embarrassante liée aux statistiques ou autre ne lui a été posée.

Cet exemple révèle le fait que notre esprit se projette, avec anxiété, dans des situations embarrassantes qui ne se produisent que rarement. En outre, il faut comprendre que le jury évaluateur n’est pas là pour « casser » les étudiants ou pour les mettre en difficulté.

Malgré tout, prendre la parole en public pour une soutenance doit se préparer en amont. En effet, il faut se préparer à l’avance pour pouvoir présenter un discours clair, bien équilibré, sans digressions pouvant faire perdre de précieuses minutes. Dans la suite de ce blog, des conseils seront donnés à cet effet.

 

perfectionnisme et procrastination

Entre le perfectionnisme et la procrastination

Qu’en est-il du perfectionnisme et, inversement, de la procrastination chez les étudiant(e)s devant présenter un mémoire de fin d’études ?

Au cours des années durant desquelles j’ai accompagné des étudiants, j’ai constaté que beaucoup plaçaient la barre très haut, en voulant dès le départ rédiger un très bon, voire un excellent mémoire.

La raison principale étant qu’une très bonne note permet d’augmenter ses chances d’admission en Master 2. En effet, parmi les critères d’accès à ces fameux Master 2 sélectifs, notamment en psychologie, figure la note obtenue à son mémoire de recherche. Raison pour laquelle de nombreux étudiants repoussent la remise du mémoire à l’année suivante, espérant pouvoir élaborer un mémoire de qualité supérieure à celui qu’ils auraient rendu en un an.

Une telle logique montre que les étudiants concernés sont à la fois perfectionnistes et procrastinateurs. Ayant moi-même suivi ce raisonnement, je puis témoigner du fait qu’il n’est en rien recommandé de repousser le rendu d’un mémoire à l’année suivante. Car au final, ce sera toujours une année de perdue. En outre, un vide d’une année au sein d’un curriculum vitae est souvent mal perçu.

J’ajoute qu’il n’est pas agréable de voir ses camarades intégrer l’année suivante de leur cursus, quand bien même leur mémoire de recherche respectif aurait reçu des notes inférieures à celle que l’on peut espérer obtenir, après 2 ans de travail.

Enfin, il n’est pas productif ni même efficace de reporter à l’année suivante, le rendu de son mémoire, car, dans tous les cas, l’étudiant ne pourra éternellement éviter la confrontation à un jury et empêcher tout stress.

 

note sur 20

La note finale au mémoire de recherche

Lorsqu’un étudiant découvre la note ayant été attribuée à son mémoire de recherche, ce résultat est perçu de manière affective. En effet, contre toute objectivité, l’étudiant a tendance à penser que c’est lui-même qui a été noté, évalué en tant qu’être, en tant que personne.

L’on peut imaginer que l’on se rappellera toute notre vie de la note reçue à notre mémoire de recherche, alors qu’il n’en sera pas de même pour les autres notes obtenues durant l’ensemble du cursus (notamment lors des examens sur table).

L’investissement intellectuel, financier, mais aussi le temps que l’on passe à la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse sont si importants que, sur un plan cognitif mais aussi émotionnel, c’est tout son être qui est engagé.

Le cas étant encore plus flagrant dans le cadre d’une thèse à laquelle les étudiants consacrent au moins trois années de leur vie. A ce sujet, notons que pour la thèse, il n’y a pas de note ni mention, mais une appréciation du jury qui est portée sur le rapport de soutenance (FAQ de l’arrêté du 25 mai 2016).

 

Il va de soi que tous ces éléments entrent en considération et sont à l’origine de la crainte que peut éprouver un(e) étudiant(e) dans l’élaboration, la rédaction puis la présentation de son mémoire de recherche ou de sa thèse.

C’est pour aider les étudiants à gérer leur stress, mais aussi à gérer la rédaction de leur travail de recherche que j’ai créé ce blog. À travers mes articles, je souhaite vous guider pas à pas dans l’élaboration de votre écrit. Par la même occasion, je souhaite vous (re)donner confiance en vous et vous apprendre à faire face aux échéances qui vous attendent, dans le dépôt de vos écrits.

Je vous invite à vous abonner à ma newsletter et à recevoir gratuitement le bonus : “Les 6 clés essentielles pour réussir brillamment votre mémoire de recherche ou votre thèse” (formulaire ci-dessous).

Je vous dis à très bientôt,

Christophe COUSI

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